La marée n’attend pas

Nous sommes en 55 av. J.-C. Toute la Gaule est occupée par les Romains. Toute ? Ah ben non, la campagne de Jules César ne fait que commencer. Présentement, il est occupé à soumettre les Belges, qui comme chacun sait, de tous les peuples de la Gaule sont le plus brave[1].  Et en plus, ils reçoivent des renforts venus de la grande île de l’autre côté du détroit… voilà pourquoi César se décide à faire un tour en Bretagne (la grande). Il fait le fier, sur la photo, mais en fait les choses se gâtent rapidement:

Il se trouva que cette nuit-là même la lune était en son plein, époque ordinaire des plus hautes marées de l’Océan. Nos soldats l’ignoraient. L’eau eut donc bientôt rempli les galères dont César s’était servi pour le transport de l’armée et qu’il avait mises à sec. Les vaisseaux de charge, restés à l’ancre dans la rade, étaient battus par les flots, sans qu’il y eût aucun moyen de les gouverner ni de les secourir.

La Guerre des Gaules, livre IV.29

Lire la suite

Publicités

Le frigo d’Einstein

On a beaucoup parlé d’Albert Einstein ces derniers temps, à l’occasion de l’observation tant attendue des ondes gravitationnelles, dont il avait prédit l’existence il y a un siècle. Et en effet, quand on mentionne Einstein, c’est le plus souvent en parlant de la relativité restreinte ou générale (comme ici), de l’invention du photon, de la mécanique quantique et ses paradoxes (comme là). Autrement dit, les spéculations théoriques les plus éthérées.

Dans l’imaginaire populaire, il est même devenu le symbole du théoricien génial, farfelu, un peu perdu dans les hautes sphères de ses équations, et pour tout dire ne réfléchissant qu’à des machins aussi inutiles qu’incompréhensibles. À l’opposé du spectre par rapport aux bricoleurs comme Edison, par exemple. Et pourtant…

einstein2

Lire la suite